Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40

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Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force.

C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du « Monde libre ». Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici. La première chaîne d’informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR détenu par Patrick Drahi, n’avait pas lésiné sur les moyens en ce 30 août 2016. Le tout pour couvrir un événement considérable, imaginez du peu : la démission du ministère de l’économie d’un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. Un scoop d’importance planétaire, on voit ça, qui valait bien la mobilisation générale de toutes les équipes de la chaîne détenue par ce milliardaire français issu des télécoms. L’étrange spectacle qui s’étalait sur les écrans du pays ce jour-là, c’était un chérubin en costume-cravate s’échappant du ministère de Bercy en navette fluviale pour remettre sa démission à l’Elysée, poursuivi par les caméras de BFM TV, le tout dans le style flouté et distant caractéristique de la paparazzade, de l’image arrachée à l’intimité d’une personnalité livrée bien malgré elle à la convoitise des foules. Comme l’Hyppolite de Racine, le futur ex-ministre en question, qui n’était autre qu’Emmanuel Macron, semblait ainsi être saisi par surprise en train de « traîner tous les cœurs après lui » sur la Seine, dans une étrange séance de ski nautique géant national. Ce que le téléspectateur ignorait à ce stade, c’est que ce sont les cœurs des patrons du CAC 40 qui battaient la chamade pour lui depuis déjà un petit moment, et que tous avaient un plan pour la France : porter à la Présidence de la République le chérubin si compréhensif aux doléances du capital. A ce stade il n’était rien, mais ça n’était pas un problème. Ses Geppetto, les poches pleines de billets et les rédactions pleines de journalistes, étaient prêts à en faire tout.

La scène, totalement surréaliste, m’est toujours restée en mémoire. De même que la surexcitation des commentateurs en plateau, chargés de faire mousser le non-événement, et de faire passer la dérisoire péripétie pour un événement susceptible de casser l’histoire du monde en deux. Ce jour-là, oui, j’eus le pressentiment que nous nous apprêtions à vivre une opération de propagande d’une dimension et d’une nature tout à fait inhabituelles. Une blitzkrieg médiatique à côté de laquelle les éditoriaux érotiques du « Monde » en faveur d’Edouard Balladur en 1995, ou les tribunes culpabilisatrices de « l’Obs » ou de « Libération » pour faire gagner le « Oui » en 2005, ne furent que de dérisoires et fort rudimentaires précurseurs. L’équivalent d’une longue-vue d’amiral de l’armée des Indes par rapport à un satellite d’observation de l’actuelle US army, pour prendre une comparaison d’ordre militaire.

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Il est certain en effet que la situation dans les médias s’est spectaculairement dégradée depuis ces années là, jusqu’à faire chuter la France au 45ème rang du classement 2016 de la liberté de la presse établi par « Reporters sans Frontières », quelque part entre le Botswana et la Roumanie. Le tout à cause, contentons-nous de citer l’organisme international sur ce point, « d’une poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias qui ont fini par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale. » Jamais une situation pareille de mainmise quasi totale sur la presse ne s’était vue en France depuis 1945. De sinistre mémoire, le quinquennat Hollande restera du reste comme celui de la victoire par KO du capital sur l’indépendance des rédactions. Le candidat PS s’était fait élire aussi sur la promesse de relever les seuils anti-concentration dans ce domaine. La loi naine dont son règne accouchera fin 2016, dite « Loi Bloche », s’empressera d’enterrer la chose au profit de la mise en place de dérisoires « chartes éthiques » censées garantir la liberté des journalistes. Autant fournir de simples casques de chantier pour protéger des salariés travaillant en zone irradiée. A rebours de ses engagements, François Hollande favorisera en 2015 le rachat de titres historiques comme « Libération » et « l’Express » par Patrick Drahi, géant des télécoms, connu pour ses emplettes par effets de levier hautement destructrices d’emplois, et son contorsionnisme invétéré en matière fiscale. C’est également sous ce quinquennat qu’aura lieu la prise de contrôle du groupe « Canal+ » par Vincent Bolloré avec les conséquences sinistres que l’on sait. Ou encore le rachat en 2015 du « Parisien » par Bernard Arnault, déjà propriétaire des « Echos » et premier annonceur publicitaire de la presse, bien connu également pour son progressisme social, sans parler de sa sympathie pour le populo. Mais aussi, après l’absorption en 2010 du quotidien « le Monde » par un trio d’investisseurs emmené par Xavier Niel, ogre concurrent des télécoms, l’avalement par ce même groupe de la quasi totalité de la presse social-démocrate mainstream, avec le rachat en 2014 de « L’Obs », là encore surveillé comme le lait sur le feu par le président de la République.

Ainsi ce dernier pensait-il encore, début 2016, en dépit de sa popularité exécrable, avoir mis autant d’atouts que possible de son côté pour la reconquête de son fauteuil présidentiel. Las, c’était sans compter sur Emmanuel Macron, le polichinelle que lui avaient mis dans le tiroir ses nouveaux amis du CAC 40. Avec son consentement, c’est là toute la perfection de la farce. Il y a quelque chose de biblique dans le châtiment d’un Président qui, après avoir renoncé à faire de la finance son ennemi, confia à celle-ci sa politique économique, et se vit poignardé dans le dos par elle, jusqu’à devoir désormais escorter  publiquement ses ambitions élyséennes. Plus précoce que sa dupe élyséenne, il y a des années que Macron plaçait ses pions auprès des géants des médias. Déjà lorsqu’il était banquier d’affaires chez Rothschild, le protégé d’Alain Minc avait conseillé le groupe Lagardère pour la vente de ses journaux à l’international. Excellentes aussi, les relations entretenues par Macron avec le sulfureux patron de Canal+, Vincent Bolloré, dont on connaît la passion pour les démocrates africains et l’indépendance des rédactions. L’ambitieux ne s’en était nullement caché auprès du journaliste Marc Endeweld, auteur de « L’Ambigu monsieur Macron » (Flammarion). Très étroites également, celles qu’il a avec le fils de ce dernier, Yannick Bolloré, PDG d’Havas, géant de la communication mondiale. Avec le groupe de Patrick Drahi, c’est aussi la love story à ciel ouvert, même si en période électorale les pudeurs de carmélite s’imposent. Ainsi le Directeur général de BFM TV est-il régulièrement obligé de se défendre de faire une « Télé Macron », sans convaincre grand monde, tant les affinités électives sont avérées entre le candidat à la présidence et l’entité Altice-SFR Presse. Lorsque Martin Bouygues et Patrick Drahi s’affronteront pour le rachat du groupe SFR, c’est Emmanuel Macron, devenu le successeur d’Arnaud Montebourg à Bercy, qui entérinera le deal en faveur du second, sans jamais tirer la sonnette d’alarme sur les destructions d’emplois, et autres problèmes multiples posés par ce rachat dans un domaine aussi stratégique que les télécoms. En retour, lorsque Macron décidera de se lancer dans la course à la présidentielle fin 2016, on ne tardera pas à voir rejoindre son équipe comme conseiller aux affaires économiques l’ancien banquier Bernard Mourad, hier encore directeur d’Altice Media Group, à savoir SFR Presse. C’est du reste « Challenges » qui sortira cette dernière information, le magazine aujourd’hui encore dirigé par Claude Perdriel, autre organe fervent de la macronôlatrie. Un agenouillement public à la fois si étouffant et si peu contestable que même ses rédacteurs, peu soupçonnables de déviances gauchistes, s’en plaindront sous la forme d’un communiqué de leur Société des Journalistes.

C’est toutefois avec Xavier Niel, à qui le même Perdriel revendit l’Obs en 2014, que les relations avec le candidat Macron sont devenues au fil du temps carrément torrides. Entre capitalistes qui s’assument, désirant pour la France un destin de « start up nation », peuplée de benêts rêvant de devenir milliardaires, c’est peu de dire que le courant passe. Alors même qu’un reportage diffusé au 20 heures de France 2 annonçait début 2016 que le patron de Free s’apprêtait à financer les ambitions de l’autre, Niel est devenu plus taiseux sur la question. Difficile en effet d’admettre publiquement pour l’homme fort du groupe « Le Monde » son degré de proximité avec le candidat d’En Marche!, alors même que beaucoup accusent déjà le quotidien du soir d’être devenu le bulletin paroissial du macronisme. Interrogé sur LCP le 16 mars dernier, à peine Niel consentira-t-il à admettre que deux candidats pourraient convenir à ses convictions libérales, à savoir Emmanuel Macron et François Fillon. Un second choix qui ne surprendra que ceux qui ignorent que le candidat LR est l’homme qui lui accorda en 2009 la quatrième licence de téléphonie mobile, dans des conditions toujours restées opaques.

Etrangement, le programme de Jean-Luc Mélenchon semble aujourd’hui résonner beaucoup moins favorablement aux oreilles de Xavier Niel, qui le comparait même dans une récente interview accordée au « Temps » à celui de Marine Le Pen. Exactement ce que font les éditorialistes du « Monde » à longueur de semaines – simple communion de vues, vous expliqueront les journalistes du quotidien, dont la perspicacité semble hélas souvent peu en rapport avec la fonction revendiquée de vigie démocratique. Une sorte d’« harmonie préétablie » qui arrange décidément tout le monde. Pour le dire avec les mots de Leibniz : la « substance » actionnariale n’affecte qu’elle-même – c’est-à-dire qu’elle ne passe, par exemple, jamais de coups de fils. Et cependant, toutes les « substances » journalistiques qui oeuvrent sous ses ordres semblent interagir causalement avec elle – c’est-à-dire par se mettre comme par enchantement à son exact diapason. N’y a t-il pas là une merveille tout à fait étonnante à étudier pour l’esprit ?

Lui aussi actionnaire du groupe « Le Monde », le milliardaire du luxe Pierre Bergé, n’aura pas réussi à s’abstenir de tweeter sa fougue macronienne pendant la campagne. « J’apporte mon soutien sans la moindre restriction à Emmanuel Macron pour être le président qui nous conduira vers une sociale-démocratie », lira-t-on ainsi le 30 janvier. Là encore, les journalistes du quotidien se sont contentés de détourner le regard. Trop occupés pour certains à scruter les atteintes oligarchiques à la liberté d’expression chez nos voisins. Une imprudence due au grand âge, entend-on mezza voce au « Monde », sans que rien permette de dire hélas que ce jugement soit un simple effet de la terreur subie. La facilité, et en réalité aussi le bon sens, pousseraient à penser que les journalistes, sous le joug de leurs bailleurs de fonds n’osent plus bouger une oreille. La réalité est hélas plus complexe. Certains d’entre eux crèvent de peur, c’est un fait. Beaucoup d’autres en revanche ne sentent même pas le poids de leurs chaînes. Ils pensent réellement qu’entre la finance à face de chérubin et le lepénisme à visage féminin, il n’y a plus rien à choisir, à penser, à tenter. Ils ont du reste souvent été sélectionnés pour cette aptitude-là, cette étonnante faculté à faire sien ce qu’on vous commande de penser, cette soumission anticipée aux desideratas actionnariaux qu’il serait en effet malséant d’avoir ne serait-ce qu’à énoncer.

La presse n’ayant quoiqu’il en soit pas été très empressée à fournir la Carte du Tendre permettant de s’orienter dans les relations entre Macron et les tycoons français, les lecteurs vraiment obstinés auront dû se contenter durant toute cette campagne de rabouter des petits cailloux épars. Une enquête particulièrement bien informée de « Vanity Fair » sur la reine de la presse people, Michèle Marchand dite « Mimi », levait début avril un coin du voile sur les dîners privés organisés entre Xavier Niel et le couple Macron un an avant la présidentielle. « Quand lors d’un dîner avec les Macron, j’ai entendu Brigitte se plaindre des paparazzis, explique ainsi tranquillement Niel à « Vanity Fair », je lui ai naturellement conseillé Mimi. » Et la journaliste Sophie des Déserts de préciser que c’est le patron du groupe « Le Monde » qui organisa la rencontre à son domicile. Un hôtel particulier du Ranelagh, où il réside avec la fille de Bernard Arnault, patron de LVMH et autre grand fan du petit prince Macron, dont le CAC 40 voulait faire son loyal gérant élyséen.

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Pourquoi aucun grand titre de la presse n’a-t-il trouvé utile d’enquêter sur ce genre de connivences menaçantes ? Pourquoi a-t-on eu au contraire l’impression étrange d’assister pendant toute cette campagne à un putsch démocratique au ralenti, avec un terrible sentiment d’impuissance ? Davantage qu’une intuition, c’est une certitude : si Emmanuel Macron devait être élu à la Présidence de la République, on se réveillerait en mai avec une nouvelle nuit du Fouquet’s, des révélations feuilletonnées sur toutes sortes de grands donateurs, des histoires de premier cercle rappelant les pires heures du sarkozysme, de collusions d’une ampleur inédite entre très gros intérêts industriels, médiatiques et financiers. Partout l’argent rode autour de cette candidature, tout le monde le sait. Lorsque les conditions concrètes qui ont présidé à cette mise sur orbite sortiront enfin dans la presse, post festum, car elles finiront par sortir, ces choses là finissent toujours par sortir, les Français n’auront alors plus que leurs yeux pour pleurer. Entre temps, l’ISF sur les grands patrimoines financiers aura été supprimé, le code du travail ravagé à coups d’ordonnances, les services publics sévèrement amputés, les dividendes toujours mieux reversés. Un véritable continent oligarchique est là encore à demi-englouti, prêt à surgir sous nos yeux le 8 mai prochain, et personne n’a jugé bon jusqu’ici de le dévoiler aux citoyens. Surtout pas ceux dont c’est en théorie le métier, à savoir les journalistes. Au moment où ces lignes s’écrivent j’aperçois la pétition d’absurdité que celles-ci recèlent : comment la presse entre les mains de ces messieurs pourrait-elle enquêter sur sa propre nocivité et a fortiori sur la leur ?

Un tableau complet de l’ahurissante endogamie macronienne des médias français exige bien sûr pour finir de mentionner la dizaine de couvertures sur Macron réalisées en deux ans et demi par mon ancien journal, « l’Obs », titre historique de la deuxième gauche également tombé dans les mains de Niel et ses associés à la faveur de l’effondrement de la valeur des médias depuis la fin des années 2000. Pendant ce temps, une seule « Une » consacrée à Mélenchon, candidat pourtant surreprésenté chez les jeunes et les intellectuels, dont ce journal aurait eu terriblement besoin pour survivre en cette période, et retrouver un peu de son lustre passé. Une autre à Hamon, candidat pourtant officiel du PS. Un éditorial sidérant publié à quatre jours du scrutin appellera carrément les lecteurs à voter Macron, en contravention flagrante avec le pluralisme de gauche revendiqué depuis toujours par la direction du journal. On ne pourra décidément pas dire que le job n’aura pas été fait manu militari pour dégager la route à celui-ci. On ne pourra pas dire que tous les helpers milliardaires de la place ne se seront pas mis en marche, et même en déambulateurs, pour le gandin aux envolées oratoires poussives. On ne pourra pas dire que tous les moguls des télécoms qui entravent désormais la libre circulation des opinions n’auront pas tout tenté pour gonfler la baudruche à grand renfort de panégyriques dans leur presse, et d’enquêtes jamais faites.

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Comment se fait-il que dans de grandes rédactions comme « l’Obs » ou « Le Monde », on ne puisse identifier aucun titulaire de carte de presse se réclamant à visage découvert des idées de la « France Insoumise », quand tant de leurs confrères brament sans vergogne leur macronisme sur les réseaux sociaux ? N’est-il pas prodigieux que, dans des journaux se réclamant encore de la gauche, on ne puisse trouver nulle expression, sorti de l’espace dédié aux tribunes extérieures, en faveur d’un ex-sénateur mitterrandiste ne faisant somme toute rien d’autre que de se réclamer des fondamentaux historiques du socialisme ? Hélas j’en connais les raisons. Ce sont déjà celles que je donnais dans le « Monde libre ». Toutes les idées sont tolérées dans ces rédactions-là où, non sans stupéfaction, j’ai par exemple pu entendre un chef de service défendre le programme économique de François Fillon comme étant le meilleur d’entre tous début 2016. Toutes les idées, oui, sauf celles de la gauche debout contre le néolibéralisme. Toutes les idées, sauf celles aujourd’hui portées par un social-démocrate conséquent comme Jean-Luc Mélenchon, repeint par le Président de la République actuel en dictateur et en ennemi de l’Occident. Il est tout de même ironique que de telles paroles viennent justement de François Hollande, ami autoproclamé du « Monde libre » comme on appelait il y a peu ledit Occident, qui aura passé tant de temps sous son quinquennat à fréquenter les oligarques de la presse nationale pour tenter d’acheter par avance une élection, à laquelle il n’aura finalement même pas pu prétendre.

Entièrement revenus dans le poing du capital, situation inédite depuis les lendemains de la Libération, les médias auront en moins de deux ans réussi à transformer en possible présidentiable un ex-banquier d’affaires à peine sorti de l’œuf, n’ayant jamais décroché le moindre mandat électif. C’est peu de dire que chez le chérubin de ses messieurs, comme dans la philosophie sartrienne, le passage à l’existence médiatique aura de loin précédé l’essence politique. En faut-il d’ailleurs du mépris pour le peuple français, pour tenter un coup de force pareil. Macron, ce n’est pas seulement la continuation de politiques usées, celles qui ont lepénisé les classes populaires depuis trois décennies et rétabli un quasi esclavage pour certains peuples européens. Macron, c’est le retour du tâcheronnage sous couvert de modernité. Macron, c’est le 19ème siècle à travers les âges et son indifférence complète à la souffrance populaire, à peine barbouillé de couleurs acidulées et de Silicon Valley. Macron, c’est en réalité ni plus ni moins que le retour du Comité des Forges, et de sa fameuse presse, entièrement asservie par l’argent de la haute finance et celui de la grande industrie, dont les anciens résistants formèrent le rêve de débarrasser le pays à jamais, une fois les « Jours heureux » venus.

Mais me direz-vous, nombre d’« opérations » médiatiques destinées par le passé à peser sur la présidentielle échouèrent finalement. Une percée spectaculaire de Jacques Chirac, au printemps 1995, eut ainsi raison du sacre attendu d’Edouard Balladur, le candidat que la caste s’était choisi. Et il en alla de même en 2005, alors qu’une campagne d’intimidation littéralement terroriste menée par le « cercle de la raison », s’était pourtant abattu sur les partisans du « Non ». Tout ceci est absolument vrai. Au jeu de la pédagogie à coup de matraque, les médias peuvent parfois rater leur coup, même si pour une opération loupée de temps à autres , on pourrait dénombrer tant de leurs réussites passées inaperçues. C’est la raison pour laquelle l’écriture de ce texte ne m’a pas semblé entièrement vaine, à quelques jours du premier tour d’une présidentielle à nulle autre pareille. Tant que le mal n’est pas fait, tout peut encore être défait. Français, ne vous laissez pas voler cette élection.

Aude Lancelin

132 réflexions sur “Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40

  1. Bilboquet

    Bien vu, bien dit.
    Et une question jusqu’ici sans réponse : pourquoi, la gauche, la vraie, aujourd’hui « Insoumise », n’a jamais pu avoir une quelconque mainmise sur le moindre média d’envergure nationale, que ce soit dans la presse écrite ou, plus important, dans l’audiovisuel.
    Mélenchon et ses partisans ont certes réussi à propager leurs idées sur les réseaux sociaux – ce qui est louable – mais en croyant naïvement que les grandes lucarnes ont perdu de leur influence d’antan, ce qui est, hélas, faux.
    Le niveau de connaissance sur les questions économiques, sociales et sociétales et même internationales des Français de base se révélant à chaque micro-trottoir (on n’en manque pas) d’une affligeante nullité, les éditorialistes ou les experts ‘maison » ont alors beau jeu de formater les cerveaux par des envolées simplistes pour détruire en deux formules le moindre programme qui ne leur sied point. L’épisode du Mélechon= Castro ou Chavez en est l’exemple même.
    Pire, même sur le service public censé devoir faire preuve d’objectivité, les ritournelles du chauve Lenglet de France 2 (« combien ça va coûter tout ça ? » ou « c’est pas chiffré ») sont ravageuses.
    Le CSA compte les temps de paroles des candidats, un jour devra-t-il peut-être compter aussi les temps de paroles des éditorialistes et des journalistes.

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    1. Catherine ALBERTINI

      Entièrement d’accord avec vous.
      Il va falloir compter le temps de paroles des médiacrates qui bourrent le chou des gens.
      Il ne devrait pas être possible pour des « capitaines d’industrie » de se payer des télés d’infos continues. Nous ne vivons pas en démocratie mais en Absurdie avec les idiocrates au pouvoir.

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    2. Michel Davesnes

      Je ne prétends pas répondre à la place d’Aude Lancelin, mais il me semble que si « la gauche, la vraie », comme vous dites, « n’a jamais pu avoir une quelconque mainmise sur le moindre média d’envergure », c’est sans doute parce qu’il n’y a pas beaucoup de milliardaires parmi elle. Il faut avoir un coffre fort joliment garni pour pouvoir acheter des journaux qui ne rapporte rien, sinon de l’influence.
      Là où vous vous trompez, c’est lorsque vous dites : « Mélenchon et ses partisans ont certes réussi à propager leurs idées sur les réseaux sociaux – ce qui est louable – mais en croyant naïvement que les grandes lucarnes ont perdu de leur influence d’antan, ce qui est, hélas, faux ».
      Bien évidemment que Mélenchon et ses amis sont conscients du problème, sinon ils n’auraient pas le programme le plus développé pour rétablir le pluralisme des l’information, en limitant les concentrations et en interdisant aux patrons de presse de vivre des commandes publiques.
      Renseignez vous, jetez par exemple un œil à cet article d’Acrimed, qui renvoie au livret thématique des Insoumis sur la question des médias :
      http://www.acrimed.org/Presidentielle-2017-Sur-la-question-des-medias

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      1. Bilboquet

        J’admets, tout en notant que si l’on comptabilise les lecteurs du livret des Insoumis sur les médias en y ajoutant les lecteurs d’Acrimed, on est loin du compte des oreilles qui enregistrent inconsciemment les inepties d’un Christophe Barbier. Il y a urgence à régler le problème avant même d’arriver au pouvoir et non après. Une question de « combat à armes égales »…

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      2. Bilboquet, tu oublies les 25 millions de vues des vidéos sur Youtube, le presque million d’abonnés sur la page FB de JLM, un peu plus sur son compte twitter, des dizaines de groupes, blogs, de vidéos sur des comptes de particuliers, d’intellectuels, d’artistes, etc…
        Je suis tentée de penser d’ailleurs que le public de BFMTV (ou autre) et le public du net n’a qu’une minorité de personnes en commun.

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    3. 41% de votants pour Macron n’étaient pas convaincus et ne l’ont fait que parce qu’ils étaient victimes du coup médiatique du « vote utile ». Supposons que seulement la moitie d’entre eux ont des valeurs de gauche et imaginons qu’ils aient vote logiquement Jean Luc Melenchon. C’était gagne.
      Oui, les français ont été victimes de ces puissants outils de communication voilant la presse détenue maintenant par ces milliardaires, et de cette tactique de dire tout et son contraire, chacun n’entendant que ce qu’il désire entendre. Ce même procédé a été utilisé outre Manche pour le Brexit et outre Atlantique pour l’élection de Trump.
      A nous trouver des parades.

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  2. Alias

    Le discours de Macron dimanche soir est a classer comme le plus creux de la 5e République. Son 《redonnons la joie de l’espoir 》en est l’exemple le plus flagrant. Merci pour cet excellent article sur la marionnette manipulée. Le 7 mai, ce sera blanc de blanc pour moi !

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  3. Je découvre votre billet via Twitter. Merci. « Si Emmanuel Macron devait être élu à la Présidence de la République, on se réveillerait en mai avec une nouvelle nuit du Fouquet’s […] » : je n’avais pas pensé à cela sous cet angle mais vous avez parfaitement raison. C’est peut-être le paragraphe le plus puissant de votre texte.

    Une simple remarque incidente : il me semble que la syntaxe est légèrement fautive au début de ce segment de phrase « et de faire passer la dérisoire péripétie pour en faire un événement susceptible de casser l’histoire du monde en deux ».

    Bien à vous.

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  4. Ping : Cauchemar à l’Elysée | Le vent qui souffle

  5. Merci pour votre courage et votre analyse du phénomène « Macron » qui risque (!) de devenir le Président de la République par défaut, pour chasser le spectre soigneusement maquillé par les médias dominants de MLP.
    Ce beau jeune homme, dont la hune est « La Rotonde », n’empêchera pas les manifestations dans les rues face à sa politique de régression sociale.
    Les foules en colère seront cette fois-ci, non plus de manière symbolique mais déterminée, « en marche ».

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  6. tof

    fraudes massives !

    1) Bureaux de votes évacués mystérieusement dans plusieurs communes durant la journée
    2) Dizaines de milliers de personnes radiées des listes sans explication (jusqu’à 12% dans certains communes ! et alors que certaines avaient pu voter aux primaires)
    3) ZÉRO votes blancs enregistrés dans une commune de près de 300 000 votants
    4) Un Président de bureau de vote disparaissant mystérieusement avec des bulletins de vote pour réapparaître 40 minutes plus tard
    5) Résultats annoncés nationalement alors que tous les bureaux n’étaient pas fermés et que les dépouillements des principales villes du pays (concentrant la majorité de la population aujourd’hui) n’ont pas commencé dans un scrutin où un écart de 360 000 votants entre les candidats déterminaient l’élection
    6) Résultats définitifs non fixés 8 HEURES après la fin du scrutin
    7) Nombre de voix enregistrées baissant mystérieusement d’une heure à l’autre.

    lisez et signez ça :
    https://www.change.org/p/jean-luc-m%C3%A9lenchon-annulation-du-1er-tour-aux-presidentielles-%C3%A0-cause-des-erreurs-et-fraudes?recruiter=31831340&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish&utm_term=des-lg-share_petition-no_msg

    + signez ça :
    https://jlm2017.fr/formulaire-de-contact/ ?

    48h à partir du jour des élections, à faire donc avant ce soir 20h00 !
    à transmettre !

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  7. Sophie

    Ce que les médias ne peuvent contrôler, c’est le bouche-à-oreiles.
    Alors parlons mes amis, parlons, écrivons agissons, transmettons cet vraies information.
    Unissons nous malgré toutes nos différences et avançons grâce à elles et grâce aussi à nos ressemblances !

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  8. Sophie

    Ce que les médias ne peuvent contrôler, c’est le bouche-à-oreilles.
    Alors parlons mes amis, parlons, écrivons agissons, transmettons ces vraies informations.
    Unissons nous malgré toutes nos différences et avançons grâce à elles, et grâce aussi à nos ressemblances !
    Marchons vers la Paix et la fraternité

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  9. Ping : Macron me tape sur le système, mais on ne joue pas aux dés quand il s'agit de l'avenir de la République | MEDIAVOR

  10. tof

    déjà plus de 100 000 signatures !
    le lien direct : https://secure.avaaz.org/fr/petition/JeanLuc_Melenchon_Appel_a_la_Revolution_Citoyenne/?aJYjKlb

    le texte :

    Appel à la Révolution Citoyenne —

    Art.1 ‐ Malgré le courage « attendu » de Benoit Hamon, nous dénonçons la stratégie du PS visant d’un côté à faire barrage à Jean‐Luc Mélenchon et de l’autre à se rallier derrière Emmanuel Macron, le tout au grand détriment des vraies valeurs de gauche qui sont bien présentes dans notre pays.

    Art.2 ‐ Nous refusons que notre pays soit dirigé par une tête de gondole, animateur de foire, qui ne représente que les banquiers et grands les dirigeants économiques, au service d’une Europe libérale elle même complice de la finance !

    Art.3 ‐ Nous refusons que notre pays soit dirigé par le FN, parti de la peur, de la haine et du repli sur soi !

    Art.4 ‐ Nous refusons que l’intelligence collective de notre pays soit réduite au discours avilissant des médias. La France mérite bien plus qu’un « match des patriotes contre les mondialistes » !

    Art.5 ‐ Nous voulons de la justice sociale et économique, nous voulons transformer notre appareil de production, nous voulons changer nos modes de consommation, nous voulons préserver la planète et notre environnement et nous voulons refonder collectivement les relations internationales.

    Art.6 ‐ Nous demandons l’organisation d’un second tour opposant les premiers finalistes : Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon et Jean‐Luc Mélenchon.

    Art.7 ‐ Nous refusons de devoir voter « contre » et d’avoir à choisir entre la peste et le choléra. Nous demandons la reconnaissance immédiate et officielle du vote Blanc.

    Art.8 ‐ Nous appelons toutes et tous qui ne se retrouvent pas dans cette élection à se joindre à nous.

    Art.9 ‐ Nous appelons l’ensemble de la population à s’organiser pour manifester dans la rue et bloquer le pays.

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  11. GUET françoise

    Et on nous dit que Macron nous est vendu par le système!

    Je ne trouve sur lui que basses calomnies s’étalant dans tous les blogs et tous les journaux …
    En revanche » la fille du nazi » est admise et quasiment louée pour sa proximité avec le « peuple »? Quel peuple, qui peut se permettre de prendre le peuple en otage?
    Qu’il y ait plus d’ouvriers que de cadres qui aient voté pour elle, ça me paraît conforme à la structuration de toute société où il y a bien évidemment beaucoup plus d’ouvriers… que de cadres, élémentaire!

    Encore du simplisme :il y a autant de cadres à l’intelligence limitée que d’ouvriers à l’esprit affûté mais on ne leur donne pas la parole -par peur des contre-exemples?-
    Ce formatage est écœurant.
    Macron est un météore, et ça, c’est mal vu!
    Le Pen à côté…?
    Elle n’est effectivement pas dans le système… solaire !

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    1. catherine ALBERTINI

      Non Macron est VENDU au système ce qui est différent.
      Toute la presse est derrière lui. Je ne vois pas beaucoup de calomnie, mais au contraire une forme d’idolâtrie stupide au vu de ce qu’il a réalisé pendant ce quinquennat catastrophique.
      Marine Le Pen n’est pas nazie. Vous pouvez au moins le lui concéder, et même si son père l’était elle n’a pas à payer pour lui, même si je ne vote pas pour elle, et je ne vois que des appels à lui faire barrage. Macron est vide, il est creux, sans consistance, il change tout le temps d’avis, comment voulez-vous qu’on puisse trouver du sens à votre plaidoyer minable.

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      1. Michel Davesnes

        Ça ne me pose pas de problème de concéder que Marine Le Pen n’est pas une nazie (on peut cependant la qualifier de fasciste, la Cour d’appel a donné raison à Mélenchon à ce propos : http://www.humanite.fr/marine-le-pen-fasciste-la-cour-dappel-donne-raison-melenchon-586110 ).
        Il faudrait voir cependant à ne pas trop rapidement blanchir le FN. Pour ratisser plus large au 2ème tour de la présidentielle, Marine Le Pen a démissionné (provisoirement) du FN. Et qui a-t-elle mis en place pour la remplacer ? Un ancien pétainiste, très proche de Jean-Marie Le Pen, par ailleurs négationniste et poursuivi dans plusieurs affaires financières.
        La nomination de Jean-François Jalkh devrait déciller les yeux de ceux qui pensaient que le FN avait changé. Le vieux fond reste le même derrière la façade ripolinée.

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      2. catherine ALBERTINI

        je répondais à une macroniste égarée sur ce site, non pour défendre MLP mais pour rétablir quelques vérités. Il n’est pas vrai que Macron soit calomnié, la plupart des médias font ouvertement sa campagne. Il n’est pas vrai d’affirmer que MLP soit présentée sous un jour bienveillant, tout le monde attend que l’on fase front contre elle.
        En ce qui me concerne je ne choisis pas entre le SIDA et la peste.

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    2. Etienne

      « La fille de nazi » ??? Où est la moindre preuve de cette accusation grave ? J’ai l’impression que les gens qui s’attaquent aux Le Pen sont incapables de se regarder dans un miroir et de se demander « Je déteste ces gens sans les connaître depuis 40 ans, ça serait pas une bonne idée que je trouve au moins un argument pour justifier ma haine envers eux, ou alors que j’admette que je ne sais pas de quoi je parle et que je me taise ? »…J’ai moi même 26 ans et j’ai fini par admettre il y a 3-4 ans que j’avais toujours détesté ces gens à la simple évocation de leur nom, sans aucune raison ! (mis à part leur supposé « racisme » dont il n’y a aucune preuve, en tout cas pas plus que pour celui de Sarkozy, Hortefeux, Hollande ou Attali par exemple…)
      Et vous savez quoi ? ça fait du bien de s’extirper cette haine gratuite et injustifiée qu’on vous a greffée de force dans le cœur. Et ça libère !

      « Macron est un météore »…(encore une fois un propos très très mesuré, on sent la réflexion posée derrière…) Explications ? Arguments ? Rien. « Macron est un météore et ça c’est forcément cool, même si je ne sais absolument pas en quoi c’en est un ! »

      Allez dormir.

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      1. Michel Davesnes

        « J’ai moi même 26 ans et j’ai fini par admettre il y a 3-4 ans que j’avais toujours détesté ces gens à la simple évocation de leur nom, sans aucune raison ! »
        Si vous ne remontez pas plus loin que l’âge de votre majorité, effectivement, vous ne pouvez pas comprendre pourquoi les Le Pen peuvent être qualifiés de fascistes sans que la justice ne trouve rien à y redire. Continuez à ne pas être curieux, ne vous intéressez pas aux nostalgiques d’un certain passé qui gravitent dans les instances du FN si c’est la seule façon que vous avez trouvé de bien dormir sur vos deux oreilles. Un jour, vous découvrirez peut-être que vous n’êtes pas seul au monde.

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  12. Piaf

    Pourquoi « se faire voler son élection » ? Les français ne sont-il pas responsable de leur vote ? Ou bien est-ce le fait de penser autrement que ce que vous dites qui nous met dans la position du « volé » ? Il faut bien avouer qu’autant d’argument mis en avant avec aussi peu de résultat est tout à fait exceptionnel. Y’a t’il une théorie du complot ? Et son but est-il de « gouverner le monde libre » ? De prendre le contrôle de chaque esprit libre ?

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  13. Bouloc

    Je suis accablée et même désespérée… Nous sommes le 24 avril… Le désastre est consommé…
    difficile de choisir entre la peste et le cholera… Que faire le 7 mai, Abstention ou vote blanc? aussi dérisoires l’un que l’autre… Geneviève Bouloc

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  14. Mr Sardine

    Mais enfin, si Macron est aujourd’hui au second tour, ce n’est pas a cause de ses amis oligarques, c’est surtout qu’il a eu une successions de coups de chance proprement incroyable! La gauche choisit un candidat gauchisant, dont la candidature fait doublon avec celle de la France insoumise. La droite choisit un candidat droitisant, qui en plus va exploser en vol pendant la campagne. Tout cela a libéré un très grand espace au centre, que l’Obs appelle avec raison un ‘boulevard’.

    Bien sur que des gens puissants le soutiennent, mais moi je mets plus son score sur le compte d’une succession improbable d’événements qui l’ont servi qu’autre chose…

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    1. D’accord avec vous sur l’analyse sauf l’improbabilité du choix Hamon. Des gens qui n’avaient rien à faire à la primaire de « La belle alliance populaire » ou « primaire du parti socialiste qui n’est pas socialiste mais néolibéraliste) ont été voté et éliminé Valls. Ces gens soutenaient EELV ou étaient favorables à JLM et sont aussi en partie responsable du désastre. Tous ces gens qui jouent au PMU et ne votent pas selon leur conviction.

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  15. Tout à fait d’accord avec chacune des idées énoncées. Malheureusement on a beau les marteler à l’oreille de nos voisins et amis, ils ne semblent pas prendre conscience de l’ampleur du désastre. Tout le monde s’accorde sur la nature violente du nationalisme mais personne ne semble voir à quel point le capitalisme est lui aussi terriblement brutal sur un nombre incroyable de points. Merci de mettre en lumière les raisons de ce manque de lucidité général.

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  16. Edmond GENEAU

    On peut effectivement parler de coup d’état
    Il suffit (sans être complotiste) de vérifier les appartenances des acteurs de cette dernière année du côté des Young Leaders de la Fondation franco-américaine (voir la rubrique annuaire sur leur site), du Groupe de Bilderberg (site officiel), de l’Institut Montaigne (idem- première domiciliation d’EM) et du club Le Siècle ou surtout de la promotion Voltaire de l’ENA.Cette conjoncture parfaite pour 2017 n’est pas le fruit d’un alignement des planètes mais d’une manipulation des masses par la propagande politique
    Le système s’est estimé prêt pour faire exploser les institutions pour construire une majorité hétéroclite acquise au capitalisme financier mondialiste. L’étape suivante est la destruction de la Nation et de la souveraineté à travers un (ou des) parti(s) fédéralistes oeuvrant pour la Synarchie
    Votre parcours et votre lucidité vous honorent

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  17. Comment font-ils pour être si précis sur le moindre pas que fait Emmanuel Macron..
    On assiste au spectacle des parents qui photographient le moindre des premiers pas de leurs chérubins.

    Démocratie stay dead!

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  18. Luciano

    J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce billet. J’ai une réserve à faire toutefois sur le rôle d’Hollande. Penser, comme Mme Lancelin apparemment que Hollande s’est fait doublé par celui qu’il a intronisé ne me convainc pas tout-à-fait. On ne peut exclure totalement Hollande d’un rôle de marionnettiste machiavélique de la créature Macron, ce qui expliquerait entre autres qu’il ait attendu le dernier moment pour renoncer, laissant le PS, son parti, dans le plus inconfortable timing pour entrer dans la campagne.

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    1. Luciano

      On ne peut pas non plus passer sous silence le soutien d’abord mezzo voce avant le premier tour de François Hollande à son poulain, ainsi que son intervention contre Jean-Luc Mélenchon quand le risque représenté par La France Insoumise s’est précisé.
      Et maintenant, Hollande intervient dans le débat du deuxième tour comme un véritable mentor de Macron en essayant de lui faire obtenir un plébiscite pour engager au mieux les législatives contre « la peste brune et les hordes fascistes » du FN qui menaceraient la France…
      J’aimerai savoir ce que pense Mme Lancelin de ce scénario…

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  19. Ping : Français, ne vous laissez pas voler cette élection | Le Salon Beige

  20. marc c

    Effectivement, il ne faut pas hésiter à dénoncer qu’Emmanuel Macron est le candidat des médias, des bobos, du capital, de Hollande, des banquiers, des juifs, des franc-maçons, de la droite (si vous êtes de gauche), de la gauche (si vous êtes de droite),du Qatar, du Canard, de l’Arabie Saoudite, du CAC40, des roux, du Monde, du mondialisme, des vieux, et par un effet pervers auquel tout le monde le reconnaîtra, il est aussi le candidat de tout le contraire. D’ailleurs toutes ces manipulations ont été démasquées maintes fois par tous les partisans de tous les bords sur Facebook, chaque fois avec des preuves irréfutables. Non, vraiment, je n’ai pas voté pour lui, mais j’aurais dû. Il est trop fort ce Macron !

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    1. Etienne

      Ne dites pas n’importe quoi s’il vous plaît personne n’a jamais pu prouver le moindre lien entre macron et les roux ou les vieux ! LA DESSUS, on n’a aucune preuve ! 😉
      Quant au reste, jolie manière de réfuter des éléments précis, accompagnés d’arguments et de preuves, en basculant d’ans l’absurde jusqu’à plus soif : « ha oui macron c’est le candidat des banques , et des juifs aussi ? (sous entendre que le mec qui est pas d’accord avec vous est antisémite, un grand classique) et des extraterrestres, aussi, c’est ça ?  » (sous entendre qu’il est fou, variante du précédent…), mais où sont VOS arguments ?
      Bref, je suis ravi de savoir que si on vous entartait en pleine face avec la vérité vous resteriez incapable de la voir, mais pensez vous vraiment que ça intéresse quelqu’un ici ?

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  21. Gonzales

    bien sur, l’analyse sur le fond est très juste, Macron est un produit de la finance, poussé par une armée de médias, elles même propriétés des grands du CAC 40.
    Mais la souveraineté nationale ne reviendra pas non plus avec un Mélenchon, ni même un Fillon, ni même une Lepen, ni personne d ‘ailleurs; Pour ce faire, et pour retrouver une indépendance nationale, il faut d’abord sortir de la zone euro, de l’€, et de l’OTAN.
    Il faut reprendre le contrôle de notre pays, et cela n’est pas possible dans une U.E à la solde de multinationales dont la volonté de nous diriger dans une politique ultra-libérale n’a rien à envier au régime totalitaire communiste de Lénine.
    Notre démocratie nous à été chapardé, et on n’y a vu que du feu!
    Une seule personne, lors de ces présidentielles, a su me faire retrouver cette fibre patriotique, cette fierté d’être un Français, c’est François Asselineau; Malheureusement le peuple français n’a pas su comprendre son message, et a, encore une fois, renié ses origines gauloises et indépendantes.
    Vous parlez de liberté d’expression des médias, commencer par vous ouvrir à toute les pensées, lorsque vous fustigez sur un sujet touchant la souveraineté nationale de la France.

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  22. Gonzales

    bien sur, l’analyse sur le fond est très juste, Macron est un produit de la finance, poussé par une armée de médias, elles même propriétés des grands du CAC 40.
    Mais la souveraineté nationale ne reviendra pas non plus avec un Mélenchon, ni même un Fillon, ni même une Lepen, ni personne d ‘ailleurs; Pour ce faire, et pour retrouver une indépendance nationale, il faut d’abord sortir de la zone euro, de l’€, et de l’OTAN.
    Il faut reprendre le contrôle de notre pays, et cela n’est pas possible dans une U.E à la solde de multinationales dont la volonté de nous diriger dans une politique ultra-libérale n’a rien à envier au régime totalitaire communiste de Lénine.
    Notre démocratie nous à été chapardé, et on n’y a vu que du feu!
    Une seule personne, lors de ces présidentielles, a su me faire retrouver cette fibre patriotique, cette fierté d’être un Français, c’est François Asselineau;
    Malheureusement le peuple français n’a pas su comprendre son message, et a renié ses origines gauloises et indépendantes.
    Vous parlez de liberté d’expression des médias, commencez par vous ouvrir à toute les pensées, lorsque vous fustigez sur un sujet touchant la souveraineté nationale de la France.

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  23. Je pars du principe que je paie dans mes impôts l’entretien, la mise en place et le ramassage des isoloirs. Alors je ne dis pas pour qui je vote, et je ne dis pas pour qui voter.
    En revanche je ne cache pas ce que je pense de la fabrication d’un candidat « éligible » cette année en France.

    Il me semble que c’est là le plus grand danger.
    Nous sommes réellement – si on ne fait rien – en train de devenir une république bananière.
    Au vrai sens historique du terme.
    Celui de ces républiques d’Amérique du sud où la « General Fruit » (USA) payait cher pour avoir des présidents qui laissent pousser ses bananes.

    Je l’évoque dans le club Médiapart cet AM, à propos de l’accord de Nicolas DUPONT-AIGNAN et Marine LE PEN:
    https://blogs.mediapart.fr/d-codani/blog/290417/le-8-mai-nous-verrons-de-qui-ce-sera-la-victoire

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  24. Ping : Leur dire non: une réponse au « votez Macron! » par Ludivine Bantigny – Le blog de Christine Delphy

  25. Ping : Macron ou l’ultime mascarade

  26. Ping : La Midinale 2.30 - Pikez !

  27. Gontaut

    Je croyais qu’un journaliste vérifiait les faits, or Bergé n’est pas milliardaire, il n’atteindrait que le sixième de ce montant, mais, n’est-ce pas, milliardaire cela sonne mieux encore que 180 fois millionnaire. Le tout à l’avenant dans cette démarche complotiste. Les journalistes de l’Obs ou du Monde ont-ils accepté une rémunération moins favorable pour éviter à leurs groupes de tomber aux mains d’infâmes capitalistes (le pluralisme de la presse aurait-il gagné à la disparition de ces titres?)? Avez-vous courageusement démissionné pour vous y opposer? En 2006/2007 vous êtes-vous opposée aux couvertures du Nouvel Obs poussant à la candidature de Royale?

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    1. Bonjour monsieur le fulminant anonyme, désolée de vous décevoir mais je n’étais pas à l’Obs quand celui-ci a été racheté par ces messieurs (en 2014), et par ailleurs, j’aurais eu du mal à m’opposer à des couvertures sur qui que ce soit en 2006-2007, puisque je n’étais alors que simple journaliste, sans responsabilité hiérarchique. Pour le reste… Tout est factuel dans ce papier et sera amplement confirmé par la suite des événements hélas. Bonne continuation à vous.

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  28. Ping : Emmanuel Macron : en marche vers le fascisme ? | Groupe Gaulliste Sceaux

  29. Ping : Touche pas à mes pauvres | Noix Vomique

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  31. Ping : Que fazer: escolher Macron, escolher Martine Le Pen ou escolher não escolher? Texto 10 – Que circo! Analisando as eleições francesas, por Will Denayer | A Viagem dos Argonautas

  32. zozo

    Que faire ? Effectivement les milliardaires fournisseur d’internet et de la presse manipulent bien le citoyen mais ils ont très peur du consommateur . Je suis donc pour une pétition populaire (frontiste et ,mélenchoniste) qui appelle au boycott de Free et Sfr . Je tire toutes les conclusions de ces élections et me retire de chez Free, je ne clique plus sur les journaux de PIgasse,Niel,Berger et je ne participe plus aux audiences de France 5 .

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  33. Ping : Euro, Union bancaire, loi El Khomri, vente de SFR : les mensonges aux Français d’Emmanuel Macron | La Gauche m'a tuer

  34. Ping : Pourquoi nous ne vivons pas dans une démocratie | La plume d'un enfant du siècle

  35. Ping : Emmanuel Macron : en marche vers le fascisme ? | La Gauche m'a tuer

  36. Ping : Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40 – Le feu à la plaine – Le monde comme il va…

  37. adrien

    Constat implacable qu’il fait bon relire, post élection. Déjà,  » ils  » ont prévu la suite pour 2022 : les votent blancs ne seront pas comptabilisés. Il faudra donc arriver à une situation insurrectionnelle pour faire échec au putsch, quand l’injonction républicaine ne leur suffira plus pour tenir le pouvoir : le poison distillé FI=FN . Merci pour vos mots .

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  38. Ping : Il y a 100 ans : premier exercice de propagande de masse avec la commission « Creel »

  39. @ Aude Lancelin : je relis votre article tellement prémonitoire (je l’avais déjà commenté) et maintenant, on y est !
    L’ISF devenu l’IFI (avec un peu de poudre de Bercypimpin sur les yachts et Porsche Cayenne, comme le dit un dessin du « Canard enchaîné » de ce mercredi 11 octobre), le Code du Travail laminé par les ordonnances, l’Education nationale passée au rabot d’un Blanquer, à défaut d’un banquier, les fonctionnaires manifestant hier en pure perte, les CRS demandant qu’on ne fiscalise pas leurs primes de déplacement, et le jouvenceau Macron à la Foire (et non au bordel) du Livre à Francfort…
    On a l’impression d’être dans un film de fiction avec Ryan Gosling dans le rôle du président de la République française.
    Il manque juste un gros producteur américain (cf. The New Yorker) pour prendre les affaires en main.
    Merci encore à vous pour votre vigilance et votre courage !

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  40. Ping : Le Coup d’état médiatique MACRON – UPR Yvelines

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